Il n’a pas de prénom. C’est juste un jeune tunisien à qui la révolution n’a pas apporté l’avenir attendu. Depuis la prison où il est enfermé pour avoir commis plusieurs crimes, il crie sa rage dans un monologue ravageur adressé à son avocat commis d’office et à un expert psychiatrique. Il a 15 ans, vit à Tunis dans une famille dysfonctionnelle. Il est en colère contre son pays et ses coutumes, son père et son éducation, ses copains. Il trouve refuge dans les livres qui lui tiennent compagnie et éloignent les gens...

Pourtant, depuis que Bella, l’être qu’il aime le plus au monde, est entrée dans sa vie, il revit. Il l’avait trouvée abandonnée sur un chantier, gardée contre l’avis de ses parents et protégée. Car même si les chiens sont jugés « impurs », elle est sa seule amie, son seul amour. Jusqu’au jour où Bella disparait…

Bel abîme, titre à double sens, qui semble désigner directement cette Tunisie où échouent tous les espoirs d’une jeunesse acculée dans une impasse. Mais c’est aussi l’apologie de l’amour, seul capable de changer le monde, l’espoir en quelque chose de beau, tellement plus valorisant que de blesser à son tour.

Ce roman fort et beau, empreint de sentiments extrêmes, dénonce un système où la violence règne en maître mais donne aussi l’espoir qu’une simple et belle rencontre peut tout transformer.

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